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Le maire de Perpignan propose que le Département organise des projections dans les établissements scolaires ou subventionne des places de cinéma afin de favoriser le débat sur la liberté d’expression, la laïcité et les valeurs républicaines
Le maire de Perpignan, Louis Aliot, a demandé que le Département des Pyrénées-Orientales encourage la diffusion du film « L’Abandon », consacré à l’assassinat du professeur Samuel Paty, afin que les jeunes puissent voir ce film et réfléchir aux valeurs républicaines, à la liberté d’expression et à la laïcité.
Aliot a formulé cette proposition à la suite de l’initiative portée par le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a promu la projection du film dans les collèges. Selon le maire de Perpignan, il serait positif que le Département des Pyrénées-Orientales suive cet exemple et organise des séances de visionnage ou, à défaut, subventionne des places de cinéma afin que les jeunes puissent y assister.
L’élu considère que la projection du film devrait être accompagnée de temps d’échanges avec les élèves et les enseignants autour de questions telles que la liberté d’expression, la laïcité et les valeurs républicaines. Dans ce sens, Aliot défend que la mémoire de Samuel Paty doit servir à renforcer l’engagement en faveur de l’enseignement, de la liberté et de l’autorité de la République face à toute forme d’intimidation.
Samuel Paty a été assassiné après avoir été ciblé pour avoir abordé en classe des questions liées à la liberté d’expression. Aliot a rappelé que le professeur incarnait « la liberté d’enseigner, la liberté d’expression et l’autorité de la République » face aux pressions de l’islamisme radical.
Dans son communiqué, le maire de Perpignan a également averti que les jeunes doivent pouvoir regarder la réalité en face et a affirmé que l’islamisme n’est « ni une opinion ni une libération », mais « une régression des libertés qui menace la démocratie ».
Aliot a conclu sa déclaration en appelant au respect des élèves et des enseignants et en citant Albert Camus : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde. »