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L’écrivaine française remporte le prix principal pour Le roi Arthur et l’autrice italienne est distinguée en littérature étrangère pour Retour à Trieste
Le Prix Méditerranée 2026 a désormais ses principales lauréates. L’académicienne Dominique Bona a été récompensée ce jeudi 23 avril par le Prix Méditerranée 2026 pour son ouvrage Le roi Arthur (Gallimard), tandis que Federica Manzon a été distinguée dans la catégorie littérature étrangère pour Retour à Trieste (Albin Michel).
Le jury a également récompensé, dans la catégorie Spiritualités, le cardinal François Bustillo pour Carnets corses (Fayard), lors d’une nouvelle édition de ces prix qui, depuis leur création en 1984 par le Centre méditerranéen de littérature avec le soutien de la Ville de Perpignan, distinguent chaque année des ouvrages liés aux univers littéraires de la Méditerranée.
Dominique Bona, membre de l’Académie française, est l’autrice de romans et de biographies au parcours littéraire remarquable. Parmi ses ouvrages figurent notamment des titres consacrés à Romain Gary, Stefan Zweig, Berthe Morisot ou encore Clara Malraux. Cette fois, elle est récompensée pour Le roi Arthur, un livre dans lequel elle évoque la figure d’Arthur Conte, écrivain, historien, journaliste, mais aussi député, ministre de la IVe République et président de l’ORTF.
L’ouvrage propose un portrait intime profondément enraciné dans le Midi catalan, entre souvenirs familiaux et vie politique, et explore la filiation ainsi que la transmission à l’ombre d’un père hors du commun. À l’annonce du prix, Dominique Bona a salué une distinction qui, selon ses mots, la relie à sa ville natale et la ramène à ses origines.
De son côté, Federica Manzon, née en 1981 et installée entre Milan et Trieste, a reçu le Prix Méditerranée étranger 2026 pour Retour à Trieste. Journaliste et éditrice, elle a travaillé pour plusieurs maisons et institutions importantes du paysage éditorial italien, et elle est aujourd’hui directrice éditoriale des éditions Guanda.
Le roman primé part d’un souvenir d’enfance de l’héroïne, Alma, avec son père, qui utilise l’image des vagues pour lui transmettre une leçon de vie. Le récit réfléchit aux cycles du retour, à la mémoire, à l’identité et à la transmission, avec Trieste comme grand décor symbolique et émotionnel. Le livre avait déjà été distingué auparavant par le prestigieux prix Campiello 2024.
Le palmarès des Prix Méditerranée 2026 est complété par Pierre Lunel, récompensé dans la catégorie essai pour Le roman de Barcelone ; Jacques de Villiers, distingué pour le meilleur premier roman avec Le bâtard du Roussillon ; et Ian Manook ainsi qu’Adrien Tomas, récompensés dans les catégories Polar et Imaginaire pour Gangnam et Le sang et la mer, respectivement.
Avec cette nouvelle édition, les Prix Méditerranée renforcent leur rôle comme l’une des grandes vitrines littéraires de l’espace méditerranéen, avec Perpignan comme épicentre culturel de récompenses qui, année après année, continuent de rassembler des noms majeurs de la littérature européenne et méditerranéenne.